11 juillet 2009
Au mitan de ma vie
Coucou,
Aujourd'hui j'ai 43 ans. Vous allez me dire "on s'en fout !". Globalement moi aussi , je m'en fous ! ça fait 3 ans que je n'ai pas soufflé de bougies, donc pas l'impression de vieillir !!! Pourtant, si l'on en croit les statisticiens en tous genres, l'espérance de vie des femmes étant vers les 86 ans, on peut dire que j'en suis approximativement à la moitié ! Les psy appelle cela le MITAN. Comme pour l'enfance, l'adolescence, la jeunesse et la vieillesse, le mitan de la vie comporte de nombreux enjeux. La prise de conscience du temps qui passe, jumelée à celle des limites de son corps, peut engendrer un sentiment d'urgence. Urgence de réaliser ses projets ou ses rêves, de prendre soin de soi ou de sortir des rôles qui ne nous conviennent plus. En somme, crise existentielle ou période de reconstruction de soi, le mitan de la vie peut représenter l'occasion d'effectuer un bilan, de prendre conscience de ses questionnements et de développer une nouvelle définition de soi. C'est à ce difficile travail de "réajustement" de mes envies et de mes besoins que je me livre actuellement. Réajustement qui n'est pas sans engendrer de douloureux moments de doute et de questionnement mais qui m'est nécessaire. Pour illustrer cela, je me suis inspirée d'un texte de Jean-Jacques ROUSSEAU et j'ai réalisé cette petite page toute simple :
Le journaling : Je veux montrer à mes semblables une femme dans toute la vérité de la nature ; et cette femme ce sera moi. Moi seule. Je sens mon cœur et je connais les hommes. Je ne suis faite comme aucun de ceux que j’ai vus ; j’ose croire n’être faite comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m’a jetée, c’est ce dont on ne peut juger qu’après m’avoir lu.
Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra. Je dirai hautement : voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. J’ai dit le bien et le mal avec la même franchise. Je n’ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon, et s’il m’est arrivé d’employer quelque ornement indifférent, ce n’a jamais été que pour remplir un vide occasionné par mon défaut de mémoire ; j’ai pu supposer vrai ce que je savais avoir pu l’être, jamais ce que je savais être faux. Je me suis montrée telle que je fus, méprisable et vile quand je l’ai été, bonne, généreuse, sublime, quand je l’ai été : j’ai dévoilé mon intérieur tel que tu l’as vu toi-même.
Un grand merci à Danièle, Kali, Victor, Aude, Christophe, Valérie, le Prince Dominique
qui étaient sur le pied de guerre dès l'aube pour m'accompagner de leurs voeux !
Je voulais également vous remercier de votre accueil pour ma page précédente et tout particulièrement SolenIsa, qui sait bien pourquoi !
Merci d'être là !
A tout bientôt !







































